FOL'AVAINE, théâtre en parlanjhe

Le borjoes jhentilhoume (2010)
Le borjoes jhentilhoume (2010)
Fol'Avaïne vous invite à passer un moment convivial, en famille ou entre amis, autour d'une pièce de théâtre interprétée en parlanjhe.
mars
A partir du 20
Cet événement se répète tous les semaines à partir de 15h00 depuis le dimanche 20 mars 2011 jusqu'au dimanche 27 mars 2011
Culture & loisirs

Fol'Avaïne propose avec la SATAF (Sections Ateliers Théâtre de l'Association Fol'Avaïne) des ateliers ouverts aux enfants et adolescents, avec sa troupe de théâtre amateur « Adultes » une pièce en parlanjhe (parlé poitevin)

FARINAE O MOULIN O MOÈNES

(farinier au moulin aux Moines)

Une vingtaine d'acteurs y joueront la vie au quotidien des meuniers avec ses joies, ses peines, ses amours et ses mauvaises goules ! Cette fiction si proche de la « vraie vie » des fariniers et de leur famille rappellera aux aînés des souvenirs qui s'évanouissent et aux plus jeunes générations ce que sont leurs racines, à condition toutefois de rester ouverts aux choses, pas si simples de la vie rurale… Notre berceau.

A propos des Moulins : voici quelques notes d'André BOUTIN, historien de Chaillé-sous-les-Ormeaux :

« Une tradition de meuniers »

La représentation romancée à laquelle vous assister s'appuie sur une tradition ancestrale de meuniers, foulonniers et tisserands.

Ainsi, pendant près de 2000 ans, la vallée de l'Yon s'emplit du tic-tac des moulins : 36 moulins à eau furent édifiés sur l'Yon entre la Roche-sur-Yon et la confluence avec le Lay.

L'été, l'eau s'amenuisant parfois de longs mois, on trouva vers le XIIIe, un système "bi-énergie" (il n'y a rien de nouveau sous le soleil !). Dès qu'on eut connaissance de l'énergie éolienne, principe que rapportèrent d'Orient les Croisés, on coupla les anciens moulins à des moulins à vent, appelés donc moulins "turquois" et propriétés, comme les premiers, des féodaux et des moines : ils devinrent bientôt presque aussi nombreux que les moulins à eau.

Les pêcheurs devinrent les compagnons des meuniers. Ceux-ci ont gardé aussi des anciens usages le droit de pêcher l'anguille d'avalaison qui descend vers l'océan les nuits sans lune, pour les nécessités de sa migration reproductrice.

Les meuniers constituent assez souvent un clan fermé, se mariant entre eux le plus souvent.

Le meunier était un personnage important, puisqu'il détenait en fait le monopole d'une nourriture essentielle à l'époque : le pain. En effet, si la cuisson du pain n'offrait aucune difficulté pour les habitants de nos campagnes qui possédaient pratiquement tous un four, il n'en était pas de même pour la mouture du grain : on était donc attendis au meunier. Celui-ci se donne surtout de l'importance les jours où il doit rhabiller ses meules, opération longue, pénible et délicate qui consiste à recreuser des fines stries dans la meule de silex au moyen de marteaux effilés, taillés en longue pointe et qu'il faut sans cesse aiguiser.

Pendant le laps de temps nécessaire à cet ouvrage, le meunier dispose les ailes de son moulin à vent en « chien qui pisse », indiquant par là qu'il n'entend pas être dérangé.

L'invention des moteurs divers (machines à vapeur, puis surtout moteurs thermique et électrique) va mettre un terme à l'activité de ces moulins, en permettant la création des minoteries.

  • Les vendredis 18 et 25 mars, 20h30
  • le mardi 22 mars, 20h30
  • les samedis 19, 26 mars, 2 avril à 20h30
  • Les dimanches 20 et 27 mars à 14h30 à la salle polyvalente

Réservation au 02 51 31 73 65 à partir du 7 mars du lundi au samedi de 18h à 20h

Tarifs :

Adultes : 8 €
Enfants : 4 €
Groupe (10 personnes) : 7 €
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